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Biographies résumées

  • Pavel Abushkin (LLCP-Paris 8) rédige un thèse à l’Université Paris 8 au sein du Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie intitulée « L’expérience traumatique du parrè ou l’“Homo Sovieticus” ». Il est titulaire d’un master de sociologie et d’un doctorat de philosophie sur la problématique de l’événement politique dans l’oeuvre d’Alain Badiou à l’Université fédérale de l’Oural à Ekaterinbourg en Russie, où il a été assistant du département d’éthique, esthétique, théorie et histoire de la culture de 2011 à 2014.
  • Rojda Alaç (EHESS) est une jeune sociologue spécialiste de la condition kurde en Turquie. Elle a travaillé à l’EHESS sous la direction d’Hamit Bozarslan lors de sa thèse intitulée « Stratégies de vie et récréation de foyer : le cas de la population kurde déplacée dans les espaces urbains de sa propre région en Turquie (1987-2010) ». Elle vit actuellement entre la France et la Turquie.
  • Serdar Ay (INALCO) poursuit un doctorat de littérature à l’INALCO. Sa thèse porte sur l’histoire de la littérature kurde dans la vie des revues littéraires publiées en Turquie, sous la codirection de Sobhi Boustani et M. Timour Muhidine. Il est également l’un des cofondateurs et membre du comité de rédaction et de traduction de la revue Wêje û Rexne (Littérature et Critique), créée à Diyarbakir (Kurdistan de Turquie) depuis 2014.
  • Paola Bacchetta (Université de Berkeley) est sociologue et professeure d’études sur le genre et les femmes à l’Université de Californie à Berkeley. Elle est co-directrice du Political Conflict, Gender and Peoples’ Rights Initiative et co-fondatrice du réseau universitaire et militant Transnational United Front Against Fascism. Thèmes de recherche : les mouvements de droite, les conflits politiques, la théorie critique, les théories féministes transnationales et décoloniales, la théorie queer of color, théories du Sud global, et l’espace. Ses domaines géographiques de spécialisation sont les États-Unis, l’Inde, la France et l’Italie. Ses travaux sont publiés en de nombreuses langues. Ouvrages les plus récents : Co-Motion: On Feminist and Queer of Color Alliances (Duke University, à paraître) ; Global Racialities: Empire, Postcoloniality, and Decoloniality (Routledge, 2019).
  • Nicole Blondeau (EXPERICE-Paris 8) MCF à l'Université Paris 8. Champs de recherche : Problématique de la scolarisation des élèves allophones ; Didactique de la littérature en contexte FLE/FLS ; Éducation et interculturalité.
  • Hamit Bozarslan (CETOBaC-EHESS), né en 1958 à Lice en Turquie est docteur en histoire (EHESS, 1992) et en sciences politiques (IEP, 1994). Il a été allocataire de recherche au Centre Marc Bloch (Berlin) entre 1995 et 1997 et « visiting fellow » à Princeton en 1998. Elu maitre de conférences (1998), puis directeur d’études (2006) à l’EHESS, il a codirigé l’IISMM (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman) entre 2002 et 2008. Ses recherches actuelles portent sur la sociologie historique et politique du Moyen-Orient.
  • Magdalena Brand (CRESPPA/CSU-Paris 8) a rédigé une thèse sur les échanges économico-sexuels entre des Centrafricaines et des expatriés français à Bangui, en République centrafricaine intitulée “Boxer Bangui : les femmes libres aux frontières des politiques sexuelles de l'expatriation française en Centrafrique. Elle est documentaliste et chargée de cours de sociologie et études de genre à différentes universités.
  • Eitan Bronstein Aparicio (Laboratoire De-Colonizer) est chercheur indépendant, éducateur, réalisateur et éditeur. Maîtrise en herméneutique de l’Université Bar Ilan. Coordination durant dix ans des rencontres et des projets de l’école pour la paix à Neve Shalom – Wahat al-Salam, puis création de l’ONG Zochrot qu’il dirige jusqu’en 2011. Auteur de nombreux articles, dont « La Nakba en hébreu : la conscience israélienne juive de la catastrophe palestinienne et des réfugiés internes », Masalha, Nur (ed.), et de l’ouvrage Mémoire de la catastrophe : Palestine, Israël et les Réfugiés internes, Zed Books, 2005. En 2015, il a co-fondé De-Colonizer – Laboratoire d’art et de recherche pour le changement social avec Éléonore Merza.
  • Eléonore Bronstein Merza (CNRS / Laboratoire De-Colonizer) est anthropologue politique, chercheure associée au CNRS, photographe et écrivaine. Licence et Master sur la mémoire collective dans les situations migratoires, minoritaires et marginalisées et/ou en exil. Dans sa thèse de doctorat (EHESS), elle analysait les paramètres de la citoyenneté non juive en Israël et les relations de pouvoir entre minorités et État. Ses recherches post-doctorales (Centre français de la recherche à Jérusalem) remettent en question et réexaminent les modalités d’une vie partagée dans la société israélienne, la création d’identités reconstruites et réinvesties, et la figure de l’« Autre » comme menace, ennemi, être perçu comme différent. En 2015, elle a co-fondé De-Colonizer – Laboratoire d’art et de recherche pour le changement social avec Eitan Bronstein Aparicio.
  • Dawud Bumaye vit et travaille à Paris. Étudiante en droit, elle milite au sein du collectif QTR – Queer et Trans Révolutionnaires, un groupe de réflexion sur la lutte contre le racisme systémique et le néocolonialisme par des queer et trans issu.e.s des (im)migrations postcoloniales, et adoptant une perspective révolutionnaire. QTR veut aussi imposer une parole queer et trans autonome dans les débats sur les questions décoloniales et anticapitalistes, dans leurs liens avec celles de genre et sexualité. Elle est l’une des créatrices des éditions métagraphes, une maison d’édition associative et indépendante tournée vers les littératures et l’essai créée en 2018.
  • Sarah Caunes (CRESPPA/Labtop-Paris 8) poursuit un projet de thèse entre l’Université Paris 8 Saint-Denis et à l’Université Mimar-Sinan à Istanbul sur les formes d’organisation et de mobilisations des prisonnier-e-s politiques dans l’espace carcéral en Turquie de 1980 à nos jours, en interrogeant les facteurs sociaux et politiques internes et externes qui permettent l’existence, les succès et les défaites des mobilisations carcérales, considérant les mobilisations en prison et autour de la prison comme une scène à part entière du politique, ouvrant à ce que veut dire « résister » à la discipline carcérale, résister à et dans la prison.
  • Sylvain Cavaillès (Université de Strasbouurg) est auteur de fiction, de théâtre, de poésie et traducteur du turc, Sylvain Cavaillès rédige une thèse de doctorat à l'Université de Strasbourg sur la représentation des Kurdes et du Sud-est anatolien dans la littérature turque contemporaine intitulée “Les Kurdes et les régions kurdes de Turquie dans la littérature kurde turcophone de la Turquie contemporaine”.
  • Sonia Dayan-Herzbrun (Paris 7 / Institut des Humanités Medfil) est sociologue. Professeure émérite de l’Université Paris 7, directrice de la Revue Tumultes, revue interdisciplinaire sur les phénomènes politiques contemporains. Membre notamment du RING (Réseau Interdisciplinaire National sur le Genre). Travaux récents de sociologie politique sur la dimension des rapports de genre confrontés à la question de la citoyenneté, en particulier au Moyen-Orient. Nombreux colloques et ouvrages, articles, et éditrice de nombreux ouvrages collectifs, dont « Agir politique et citoyenneté des femmes au tournant des révolutions arabes », IRD Éditions, « Femmes du Liban et de la Palestine dans la lutte armée », La Découverte, « Révolutions arabes, entre le local et le global », North Africa in the process of change, L’État : Concepts et politiques (Co-dir. avec N. Murard et E. Tassin).
  • Guadalupe Deza (LLCP-Paris 8 / IIGG-UBA) a rédigé une thèse de doctorat de philosophie entre l’Université Paris 8 Saint-Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la philosophie, et l’Université de Buenos Aires, Institut de recherche Gino Germani intitulée « Clinique et critique de la mémoire. Deleuze et l’Argentine ». Elle est membre de l’équipe des « Dialogues Philosophiques. Rencontres entre chercheurs d’Amérique latine, de la Caraïbe et d’Europe à la Maison de l’Amérique latine » et du Comité de lecture de la revue RITA, Revue Interdisciplinaire de Travaux sur les Amériques, et traductrice de Emilio Crenzel, La historia política del Nunca más la memoria de las desapariciones en la Argentina, Siglo XXI Editores, 2008, tr fr, L’Harmattan, 2016.
  • Majd Al Dik s’engage dans la révolution syrienne à l’âge de 23 ans, et participe aux premières manifestations contre la dictature de Bachar al-Assad. Puis les aspirations démocratiques du peuple syrien se heurtent à la violence inouïe du régime. À sa sortie de détention, à l’automne 2011, il s’engage dans les activités civiles de la Ghouta assiégée. À la fois militant, soignant, enseignant, journaliste citoyen, il rejoint celles et ceux qui participent à assurer la permanence de la vie. Il est aujourd’hui réfugié politique en France. Il est auteur avec Nathalie Bontemps de « À l’est de Damas, au bout du monde : Témoignage d’un révolutionnaire syrien », Ed. Don Quichotte, 2016.
  • Alexandra Dols est née en Bretagne en 1980, elle a étudié les lettres modernes, la sociologie puis est venue à l’écriture de scénario de fiction à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, et la création et réalisation audiovisuelle à Paris VIII Vincennes. Auteure, réalisatrice et productrice, Alexandra Dols a co-fondé avec Selma Zghidi en 2006 Hybrid Pulse pour le soutien à la production et à l’écriture de femmes réalisatrices. Elle y a co-produit et réalisé deux long métrages documentaires : Moudjahidate (2008-75’) sur des engagements de femmes dans la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie et Derrière les fronts (2017-113’) sur les conséquences psychologiques de l’occupation et les résiliences et résistance des palestinien·ne·s. Contributrice pour le site « Le cinéma est politique », elle intervient aussi depuis 2009 en éducation à l’image « dans une perspective d’auto-défense ». Ses travaux sont transdisciplinaires mais ont en commun de travailler deux thèmes qui lui sont chers : Pouvoir et Images.
  • Tal Dor (EXPERICE-Paris 8) est membre du laboratoire Expériences Ressources Culture Éducation EXPERICE de l’Université Paris 8 Saint-Denis où elle poursuit une thèse de doctorat intitulée « Sortir du placard (post)colonial : Processus de transformation entre genre et ethnicité ». Ses recherches visent à explorer, à décrire et à analyser les processus de transformations des consciences politiques en contexte colonial passant du “je hégémonique” à un sujet critique actif ; à éclairer les thèmes d’altérité/d’altérisation dans la société israélienne mais aussi de proposer des réflexions correspondantes pour la société française d’aujourd’hui. En outre, à travers l’approche analytique du récit de vie, sa démarche de recherche tente de définir une typologie socio-éducative dégageant un processus commun et des caractéristiques menant les individus ou les groupes à la transformation de la conscience politique.
  • Stéphane Douailler (LLCP-Paris 8), Professeur de philosophie émérite de l'Université Paris 8, premier responsable du laboratoire de recherche sur les Logiques contemporaines de la philosophie. Entré en philosophie au sein du collectif « Les révoltes logiques ». Co-responsable du séminaire « Dialogues Philosophiques. Rencontres entre chercheurs d’Amérique latine, de la Caraïbe et d’Europe » à la Maison de l’Amérique latine à Paris. Nombreux programmes et directions de recherche, comités scientifiques, comités de rédaction et collections. Questions : Peuple et philosophie, Scènes et performances du commun, de l'égalité et de l'universel, Éducation, droit et art.
  • Leila Elyaakabi est une militante anticoloniale, membre du FUIQP – Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires. Professeure militante contre les logiques coloniales hégémoniques de l’école française. Pratique d’éducation populaire dans une association de mères d’élèves, Paris 19ème.
  • Rolando Espinosa (UNAM) est économiste et géographe, diplômé de l'Université nationale autonome du Mexique en second et troisième cycles des Facultés d'Économie, Géographie et Philosophie et Lettres. Divers projets de recherche axés sur l'accumulation de capital et les ressources stratégiques dans le capitalisme contemporain. Il a été professeur d’économie politique dans cette même Faculté et est actuellement coordinateur exécuutif du programme de recherche de l'Observatoire socio-environnemental de l'UNAM.
  • Jules Falquet (LCSP-Paris 7 / CEDREF) est sociologue, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Diderot, HDR depuis 2012. Vit et travaille entre la France, le Mexique, le Salvador et d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Recherches actuelles sur les résistances collectives à la mondialisation néolibérale (mouvements paysans et indiens comme les mouvement zapatiste au Mexique ou celui des Sans-Terre au Brésil, mouvements environnementaux et anti-extractivistes comme au Guatemala, mouvements de femmes, féministes et lesbiens) ; les nouvelles idéologies de la « gouvernance » et du « développement », les situations de post-guerre, de militarisme et de montée des violences, les transformation des migrations, du travail, la (ré)-articulation des rapports sociaux de sexe, classe et « race », les perspectives féministes matérialistes francophones et les perspectives décoloniales d’Abya Yala des féminismes des femmes indiennes.
  • Morad Farhadpour (Institut Porsesh) est théoricien, écrivain, et traducteur. Co-fondateur de la revue Arghanoun (L’Organon) et des collectifs Rokhdad (L’Évènement), et Thesis 11 en Iran. Enseigne notamment à l’Institut Porsesh de Téhéran. Traducteur en persan de nombreux ouvrages, en particulier issus du courant de la théorie critique, dont La Dialectique de la Raison de Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, Tout ce qui est solide se dissout dans l’air de Marshall Berman et des essais d’Alain Badiou, de Walter Benjamin, de Gorgio Agamben, etc. Auteur des Vents d’Ouest, La Raison Désenchantée, Les Fragments de la pensée et Paris-Téhéran (un propos critique sur le cinéma d’Abbas Kiarostami).
  • Camille Fauroux (EHESS / Lille 3) est historienne. Récemment, elle a reçu le prix de l’Institut du genre (GIS) pour sa recherche doctorale sur le travail des femmes françaises en Allemagne national-socialiste entre 1940 et 1945 (Thèse en 2017 à l’EHESS, Paris). Elle était étudiante invitée à l’Université Santa Cruz (Californie, États-Unis) et à l’Université Humboldt (Berlin, Allemagne). Elle travaille actuellement sur un livre à partir de sa thèse, et élabore un projet de recherche portant sur une série de grèves et de manifestations organisées par des migrants de Turquie à Paris en 1980. Ses recherches associent les thèmes du travail, des migrations, des sexualités et de la construction transnationale du genre.
  • Miriam Grossi (CFH-UFCS) est professeure d’anthropologie de l’Université fédérale de Santa Catarina. Elle est l’actuelle présidente de l’Association Nationale de la recherche en Sciences Sociales (ANPOCS). Elle a été présidente de l’Association brésilienne d’anthropologie (2004-2006) et rédactrice en chef de Revista Estudos Feministas(1999-2001). Ses recherches portent sur la théorie anthropologique, l’histoire des femmes dans le domaine anthropologique, l’anthropologie française contemporaine et les méthodologies de recherche qualitative. Elle est coordinatrice du NIGS, Nucléus des identités et des subjectivités de genre où sont développées des recherches dans le domaine des théories queer et féministes sur les thèmes de la violence à l’égard des femmes et de l’homosexualité lesbienne, les identités, parentalités et conjugalités LGBTQI, l’art homoérotique, l’amour, le genre et la sexualité à l’école, les religions et sexualités, les politiques publiques et les mouvements féministes et LGBTQI.
  • Nacira Guénif-Souilamas (EXPERICE-Paris 8) est sociologue et anthropologue, et professeure des universités. Elle enseigne à l’Université Paris 8 Saint-Denis. Ses recherches portent sur les questions de genre et d’ethnicité, le rapport entre immigration et intégration dans les sociétés contemporaines, les formes familiales et générationnelles contemporaines, la déconstruction des stéréotypes raciaux, culturels et sociaux, l’imposition des normes et les assignations identitaires, les discriminations, et le racisme. Ouvrages : La République mise à nu par son immigration, La Fabrique, 2006 ; Les Féministes et le garçon arabe, Éditions de l’Aube, 2004 ; Des beurettes aux descendantes d’immigrants nord-africains, Grasset, 2003.
  • Marc Hakim est membre du Comité Europe-Syrie, Après Alep. Il est auteur de nombreuses chroniques telles que « Polyphonies syriennes », Nonfictions.fr, février 2016, notamment les « Histoires de Daraya » publiées par le blog « Un oeil sur la Syrie » du Monde en ligne, et co-auteur de « Sur la révolution syrienne, Ed. La lenteur, 2017. Il a contribué à de nombreuses rencontres de solidarité comme les « Cafés citoyens de Ila Sourya », ou le colloque « Syrie, à la recherche d’un monde » à l’Université Paris-Diderot en décembre 2017, et aux actions d’information et d’appel du site Internet « Le conflit syrien pour les nuls », « Save Goutha » , Syrie News, février 2018, « Il faut sauver la population de la Goutha » , Le Monde, décembre 2017, « Enfants nés dans les geôles d’Assad », Le JDD, juillet 2017, « The World Must Act Now », The New-York Review of Books, février 2018.
  • Remi Hess (Paris 8) Professeur émérite de l'Université Paris 8, après des études à Reims, étudie la sociologie à Nanterre en 1967-1968 où il rencontre Henri Lefebvre avec qui il travaillera tout sa vie et dont il sera éditeur. Il travaille aussi avec René Lourau et Georges Lapassade. Il devient enseignant à Vincennes en 1973, parallèlement à une carrière de professeur de lycée (1971-1983) et d'école normale (1983-86). Il participe à la création de l'IUFM de Reims (1990-1994), puis est nommé à plein temps à l'université Paris 8 en 1994. Dans cette université, il a fait soutenir 80 thèses de doctorats. Quarante de ses ancien·ne·s étudiant·e·s sont devenu·e·s professeur·e·s d'université dans quinze pays sur quatre continents.
  • Rabab Ibrahim Abdulhadi (Amed-SFSU) est Directrice des études et Professeure, au Collège d’Études des Ethnicités de l’Université d’État de San Francisco. Ses recherches portent sur la Palestine, les communautés arabes et musulmanes et leurs diasporas, les généalogies de la catégorie de race et les résistances, les féminismes transnationaux, le genre et la sexualité. Elle a enseigné à l’Université de Yale, au Hunter College de New-York, l’Université Américaine du Caire, l’Université Bir Zeit, et dirigé le Centre d’études Arabes Américaines de l’Université du Michigan. Elle est membre de nombreux organismes pour la paix et l’égalité des droits et des libertés en Palestine. Autrice et éditrice de nombreux essais et ouvrages, dont : Revising Palestinian Feminist Narratives: Gender, Nation and Resistance in Palestine, Duke University Press ; Living Archives: Third World, Indigenous and Anti-Colonial Queer and Feminist International Solidarities, a co-edited anthology.
  • Orazio Irrera (LLCP-Paris 8) est co-directeur de la revue Materiali Foucaultiani et membre du comité scientifique du Réseau Terra. Il dirige le programme « L’aléthurgie décoloniale. La décolonisation comme événement philosophique » entre le Collège international de philosophie et l’Université Paris 8 Saint-Denis où il est également maître de conférence et enseigne au département de philosophie.
  • Rada Iveković (CIPH / Terra-HN) est philosophe non-nationaliste, indianiste et écrivaine féministe yougoslave d’origine croate. Elle a enseigné aux universités de Zagreb, de Paris 8, et de Saint-Étienne et été directrice de programme au Collège international de philosophie. Membre du Comité éditorial du réseau scientifique TERRA. Ouvrages : Réfugié-e-s: les jetables, AL Dante, 2016 ; Les citoyens manquants, Al Dante, 2015 ; Le Sexe de la nation, Léo Scheer, 2003 ; Dame nation, Nation et différences des sexes, Longo Editore, 2003 ; Bénarès, Essai d’Inde, L’Harmattan, 2001 ; Le Sexe de la philosophie, Jean-François Lyotard et le féminin, L’Harmattan, 1997 ; La Croatie depuis l’effondrement de la Yougoslavie, L’Harmattan, 1994 ; Orients : critique de la raison postmoderne, Paris, Noël Blandin, 1992. Éditrice notamment de Quel sujet du politique ?, Rue Descartes, n° 67, 2010 ; Terreurs, Terrorismes, Rue Descartes, n° 62, 2008.
  • Naji El Khatib (Institut des Humanités Medfil) est sociologue. Doctorat de sociologie politique à l’EHESS à Paris. A longtemps enseigné à l’Université An-Najah à Naplouse (Palestine). Co-responsable de l’Institut des Humanités MEDFIL et du CUEM-Consortium des Universités Euro-Méditérranéennes. Ses domaines de recherche sont la sociologie de l’intervention, la socio-analyse et l’analyse institutionnelle, la psycho-analyse des groupes, les théories et les méthodes de formalisation de la recherche et de l’enseignement et leur mise en pratique. La sociologie de la famille, de la santé, du travail social, de l’éducation, et du juridico-social. Publications et ouvrages récents : The Plurality of Thought Versus the Monolithic Obscurantism, Omagate publishing, 2016. The Gender and the Globalization of Concepts-Deconstructive Analysis, Omagate publishing, 2015.
  • Azadeh Kian (LCSP-Paris 7 / CEDREF / CNRS) est une sociologue franco-iranienne. Elle a enseigné la sociologie politique aux États-Unis (UCLA), à l'université Paris III et à Université Paris VIII Saint Denis. Elle est chercheur au CNRS, laboratoire du monde iranien, professeure de sociologie à l'Université Paris VII, et directrice du Centre d'enseignement de documentation et de recherches pour les études féministes (CEDREF). Thèmes de recherche : Individualisation et l’émergence de nouvelles formes d’action politique en Iran, Genre, islam et néo/orientalisme, Genre et intersectionnalité, Féminismes et globalisation au Moyen-Orient, Genre et théories postcoloniales, Etat, ethnicité et identité en Iran, Etat-nation et la fabrique du genre, des corps et des sexualités en Iran.
  • Amir Kianpour (LLCP-Paris 8 / Thesis 11) est traducteur, réalisateur, dramaturge, metteur en scène et acteur de théâtre. Études de sociologie (Master de l’Université de Téhéran), philosophie (Cours libre de théorie critique, Téhéran, Iran, et Master de l’Université Paris 8 Saint-Denis, France), ingénierie civile (Diplôme équivalent Bac+4 de l’Université de Khajeh Nasireddin Tousi, Téhéran, Iran). Thèse de doctorat de philosophie en cours au LLCP-Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie de l’Université Paris 8 sur l’hétérogénéité du temps historique. Traduction d’ouvrages et essais de philosophie du théâtre et de théorie critique.
  • Hassan Koç (Académie des sciences sociales de Mésopotamie) est coordinateur des études, membre de l'Assemblée générale et enseignant de sociologie, études kurdes et des pédagogies alternatives à l'Académie des sciences sociales de Mésopotamie créée en 2014 à Qamishli (Rojava - Syrie du nord).
  • Fatma Çıngı Kocadost (Université de Lausanne / EHESS) vit entre la Turquie et la France. Son parcours d’étude a passé par le Lycée Galatsaray à Istanbul, l’Université Panthéon-Sorbonne et l’EHESS à Paris, l’Université de Lausanne en Suisse, et l’Université de Berkeley en Californie. Au croisement d’une sociologie du travail subalterne et d’une ethnographie du monde privé des ménages populaires, sa thèse de doctorat se consacre à l’étude des conditions d’articulation entre les sphères professionnelle et domestique. Elle interroge les enjeux de reproduction et d’émancipation sociales qu’impliquent ces orientations professionnelle et familiale en les rapportant aux structures et aux relations de domination, ainsi qu’aux subjectivités féminines. Elle milite au sein de différents collectifs féministes et queers là où elle vit, suivant une réflexion et des formes de militance traversant les frontières.
  • Léopold Lambert est architecte, chercheur et rédacteur en chef de la revue The Funambulist créée en 2007, un magazine bimestriel imprimé et numérique consacré à la politique de l’espace et des corps. The Funambulist articule des perspectives des spatialités et des luttes politiques dans le monde à travers un sujet différent à chaque nouveau numéro. Il est l’auteur de Architecture militarisée : L’impossibilité de l’innocence (DPR-Barcelone, 2012) ; Topie impitoyable : La politique corporelle du tissu, du mur et de la rue (Punctum, 2016) ; La politique du bulldozer : La ruine palestinienne comme projet israélien (B2, 2016) ; États d’urgence : Une histoire spatiale du continuum colonial français (à venir, 2019).
  • Michael Löwy (EHESS / CNRS) est un sociologue, philosophe marxiste et écosocialiste franco-brésilien. Directeur de recherches émérite au CNRS, chercheur au Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux, enseignant à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Membre du comité de lecture de Variations ; du comité de rédaction d’Actuel Marx et d’Écologie & Politique ; du comité scientifique de Dissidences.
  • Suhaib Amin Nadir (Université de Souleymanieh / Centre Sohrawardi) est sociologue et chercheur spécialiste du champ des Études islamiques, Philosophie et Mysticisme. Enseigne à l’Université de Souleymaniyeh, en sociologie, et a créé le Centre Sohrawardi à Souleymanieh. Traducteur (Kurde, Arabe, Farsi) ; traductions récentes : Discours philosophique de la modernité, Habermas, La Dialectique de la raison, Adorno et Horkheimer, Moise et monothéisme, Freud, Théorie de la justice, John Rawls, Discours de la méthode, René Descartes. Essais et ouvrages récents : Investir la place de l’imagination dans l’épistémologie de Farabi, 2015 ; Averroés, Philosophie islamique, 2017, Farabi, Philosophie islamique, 2016, Kendi, Philosophie islamique, 2014.
  • Francisco Naishtat (LLCP-Paris 8), Pr. de philosophie, Faculté des Sciences sociales de l’Université de Buenos-Aires, et de philosophie contemporaine à la Faculté des Humanités et Sciences de l’éducation de l’Université nationale de La Plata, rattaché au Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie de l’Université Paris 8, au Comité scientifique du Collège International de philosophie, directeur de programmes au CONICET, rattaché à l’Institut Gino Germani. Ses recherches portent sur la crise de la modernité, de l’expérience et de l’histoire dans la philosophie moderne, et la philosophie contemporaine, notamment à partir des travaux de Walter Benjamin et ses réceptions. Ouvrages : L’action et le langage, Paris, L’Harmattan, 2010 ; Ráfagas de dirección múltiple. Abordajes de Walter Benjamin (co-auteur), 2015 ; La crisis de sentido en debate. Historicidad, subjetivación y política (co-auteur), 2017.
  • Marina Nebbiolo (Institut des Humanités Medfil), anthropologue et cinéaste, a travaillé à de nombreux projets de communication, culture, Arts et Média, en Australie, en Italie et en France, avec V2V Portail Francophone, Biennale Urbana (Burb Venise), et MEDFIL-Consortium des Universités Euro- méditérranéennes. Elle a aussi travaillé aux services audiovisuels de différents musées et universités. Elle a coordonné de nombreux projets d’architecture partagée et d’écologie sociale, à Venise en Italie, et dans les territoires occupés en Palestine.
  • Zahra Pourazizi (EHESS), est une poétesse, écrivaine et traductrice, née à Téhéran. Parmi ses publications, on peut notamment mentionner un recueil de poésie, publié aux éditions Nashré Paris, quelques nouvelles aux Éditions Elmi-Farhangi à Téhéran et une collaboration ininterrompue avec la revue avant-gardiste Naamomken (Impossible). Elle est aussi l’auteure d’essais littéraires, et traductions de littérature française, faisant actuellement une thèse en Littérature et langage à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris.
  • Behrang Pourhosseini (LLCP-Paaris 8) parallèlement à une formation en science politique, philosophie politique et philosophie de l’art, a appris la musique savante du santur en Iran où il est né, notamment aux côtés de Ardavan Kamkar. Chercheur et traducteur, rédacteur à plusieurs revues d’art en Iran, et commissaire d’expositions d’une nouvelle génération d’artistes iranien·ne·s. Doctorant de philosophie à l'Université Paris 8 et co-responsable du séminaire Jeunes chercheur·e·s des Écoles doctorales Pratiques et théories du sens et et Esthétique, sciences et technologies des arts “L'art au travail”.
  • Silvana Rabinovich (IIFL/FFyL-UNAM / LLCP-Paris 8) est professeure à l’Université nationale autonome du Mexique, à la Faculté de Philosophie et des Lettres et l’Institut de Recherches Philologiques. Elle a avec l’IIFL notamment initié le programme « Nomadisme et hospitalité dans la langue » en 2017. Elle a été professeure invitée en France, où elle est une chercheuse internationale rattachée de l’Université Paris 8 Saint-Denis en philosophie, et en Argentine, Brésil et Espagne. Elle a récemment publié Retornos del Discurso del Indio (para Mahmud Darwish), IIFL-UNAM / Apofis (2016) et d’autres ouvrages, et textes, au Mexique, France, Argentine, Espagne, Brésil, Belgique et aux États-Unis. Traductrice de Martin Buber, Emmanuel Lévinas, Enzo Traverso, Hélène Cixous.
  • Josep Rafanell i Orra est psychologue et psychothérapeute, et chercheur indépendant. Il a travaillé pendant plus de 20 ans avec des institutions de soin et de travail social. Son travail de réflexion a pour objet de participer à redéfinir une notion de politique ancrée dans nos vies concrètes. Auteur de : En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté, La Découverte en 2011, et Fragmenter le monde, Divergences, janvier 2018. Co-fondateur du Collectif d’enquête politique éditeur des Cahiers d’enquêtes politiques aux Éditions des Mondes à faire.
  • Arsalan Reihanzadeh (ZRC-SAZU), après un Master à l’Université Azad à Téhéran (Iran), poursuit un doctorat au Centre de recherche de l’Académie Slovène des sciences et des arts. Il est membre du collectif Thesis 11, et du comité de rédaction du journal de recherche et d’essais critique éponyme en ligne persan, qui a participé et témoigne du renouvellement d’une génération de chercheurs et d’intellectuels engagés en Iran.
  • Philippe Rekacewicz (Crosslocations-Université d'Helsinki) est géographe et cartographe. Il a travaillé au Monde diplomatique où il a co-signé cinq atlas géopolitiques. Il a dirigé le département de cartographie de GRID-Arendal au sein du programme des Nations Unies pour l’environnement. Il co-administre le site Visionscarto avec Philippe Rivière, et enseigne à l’Université d’Helsinki. Son champ de recherche comprend les questions liées à la circulation des populations (migrations, réfugié-e-s, déplacements forcés et frontières). Il travaille actuellement sur plusieurs projets de recherche socio-géographiques, la perception et la représentation des frontières et des territoires, ainsi que sur la production et la gestion de l’espace public et privé. Il s’intéresse aux relations entre la cartographie, l’art, la science et la politique et élabore des méthodologies de cartographie participative expérimentale.
  • Béatrice Rettig (LLCP-Paris 8) a suivi un cursus de formation en art (École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, DNSAP en 1999), et en reprise d’études en parallèle d'autres activités, en philosophie (Université Paris 8 Saint-Denis). Elle travaille sur la critique de l'État et du sujet politique moderne, les mouvements sociaux à l'ère de la globalisation et l'archive. Elle a participé à différents projets engageant à la fois recherche et transdisciplinarité, avec l’Atelier d’Architecture Autogéré, La Coordination des écoles d'art en réseau, le Centre d'information et de documentation de l'École des beaux-arts de Paris, et participé à plusieurs initiatives de diffusion en art telles que récemment La Générale, et l'association Inter-zones Art & Politique.
  • Carmen Rial (CFCH-UFSC) est professeure à l’Université fédérale de Santa Catarina, chercheuse au CNPq (Conseil national du développement scientifique et technologique). Elle dirige le Centre de recherche en anthropologie visuelle / Groupe de recherche en anthropologie urbaine de l’UFSC. Ses travaux portent sur la mondialisation culturelle, les migrations transnationales, le genre, la consommation et le sport. Ses publications de 2016 comprennent quatre ouvrages coédités : Migration of Rich Immigrants: Gender, Ethnicity, and Class (Palgrave, avec Alex Vailati) ; Diálogos Antropológicos Contemporâneos (avec Elisete Schwade); Antropologia audiovisual na prática (avec Alex Vailati, Matias Godio) ; et O Poder do Lixo: abordagens antropológicas dos resíduos sólidos. Nombreuses publications sur le football brésilien. Rial est aussi vice-présidente de la WCAA (Conseil mondial des associations d’anthropologie) et ancienne présidente de l’Association brésilienne d’anthropologie.
  • Somayeh Rostampour (CRESPPA/GTM-Paris 8) a suivi des études de sociologie (Licence et Master) à l’Université de Téhéran, et a travaillé pour son mémoire sur « L’analyse du concept de Namus (honneur) au Kurdistan d’Iran ». Lauréate d’une bourse d’étude du gouvernement français, elle vit en France depuis 2014. Elle est actuellement doctorante de Sciences sociales au CRESPPA/GTM Genre Travail Mobilité à l’Université Paris 8. Sa thèse, « Les changements de la société patriarcale à l'épreuve de la participation politique des femmes Kurdes » porte sur l’analyse des expériences des femmes combattantes et militantes, et l’émergence des féminismes alternatifs en Moyen-Orient, les mouvements sociaux, les relations entre genre et politique.
  • Seevan Saeed (CKS-Exeter / Université de Shaanxi) est un chercheur membre du Centre d’Études Kurdes de l’Université d’Exeter (Grande-Bretagne), et professeur associé du Collège d’Histoire et Civilisation de l’Université Normale de Shaanxi (Chine). Ses recherches portent sur les études kurdes, la politique au Moyen-Orient, l’ethno-politique, les relations internationales, les mouvements sociaux et la question du nationalisme. Sa thèse de sociologie politique, Kurdish politics in Turkey: From PKK to KCK a été publiée chez Routledge en 2016.
  • Oreste Scalzone est un militant politique italien d’extrême gauche, et l’un des cofondateurs du mouvement Potere Operaio, avec Toni Negri, Franco Piperno, et un millier d’autres activistes, partisans d’une critique radicale du capitalisme, du travail, de l’État et de la société actuelle. Exilé en France des années de plomb, il verra sa condamnation prescrite en février 2007, date après laquelle il entame le retour en Italie. Il n’aura jamais cessé jusqu’à ce jour de militer. Blog : Oreste Scalzone & Complici.
  • Valentin Schaepelynck (EXPERICE-Paris 8) est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris 8. Après des études de philosophie aux universités Paris 8 et Paris 10 Nanterre, a soutenu une thèse en sciences de l’éducation à Paris 8 à propos de l’émergence de l’analyse institutionnelle dans les années 60. Participe aux revues Chimères et Le Télémaque. Ses travaux portent sur l’analyse institutionnelle, la psychothérapie et la pédagogie institutionnelle, les pédagogies nouvelles, la politisation des enjeux pédagogiques, la socio-histoire des institutions et des dispositifs pédagogiques, la philosophie de l’éducation.
  • Nadera Shalhoub-Kevorkian (Université de Jérusalem), activiste féministe palestinienne de longue date, est titulaire de la chaire de droit Lawrence D. Biele de la Faculté de droit, Institut de criminologie, et Faculté du Travail et de la protection sociale de l’Université hébraïque de Jérusalem. Elle dirige le programme d’études sur le genre du Centre Mada al-Carmel de recherche sociale appliquée de Haïfa. Ses recherches portent sur le droit, la société et les crimes d’abus de pouvoir, tels que le crime de féminicide et d’autres formes de violence sexiste, les crimes d’abus de pouvoir dans les contextes coloniaux, ainsi que les traumatismes et la résilience dans les zones militarisées et colonisées. Ouvrages : Militarisation et violence à l’égard des femmes dans les zones de conflit au Moyen-Orient : étude de cas palestinien, Cambridge University Press, 2010 ; Théologie de la sécurité, Surveillance et politique de la peur, Cambridge University Press, 2015.
  • Gulistan Sido (Université du Rojava), après un cursus de littérature française, et de traduction et d’arabisation à l’Université d’Alep, poursuit ses études à l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris 3) dont elle est titulaire du master de Lettres Modernes, puis amorce un second master à l’INALCO qu’elle se voit obligée d’interrompre en 2009. Elle a enseigné l’arabe et le français à partir de 2003 à Alep. Membre fondatrice de l'Institut de Littérature et Langues Kurdes « Viyan Amara » à Afrin, Vice-présidente du Comité Éducation-Rojava-Afrin, Vice-présidente de l'Université du Rojava à Qamishli où elle est aussi Responsable du Comité Académique et membre du Comité des relations internationales. Domaines de recherche : Théories de l’oralité, Littératures orales kurdes, Révolution sociale et luttes des femmes.
  • Ann Laura Stoler (ICSI-New School) est professeure d’anthropologie et d’histoire à la New School for Social Research (New-York) où elle a créé et préside le département d’anthropologie. Elle est également fondatrice et directrice de l’ICSI, Institute for Critical Social Inquiry. Ses recherches ont porté depuis une trentaine d’années sur les politiques de la connaissance, la gouvernance coloniale, les épistémologies raciales, les politiques sexuelles de l’empire et l’ethnographie des archives. Elle a été professeure invitée à l’École des Hautes Études en Sciences Sociale, à l’École Normale Supérieure et à l’Université Paris 8 Saint-Denis, à l’Université de Birell à Ramallah, à l’Atelier de Théorie et Critique de l’Université Cornell, à l’École des Arts et Littératures d’Irvine, et à la Bard Prison Initiative. Nombreux ouvrages, publications, prix et projets collectifs dont récemment la création du journal Political Concepts: A Critical Lexicon. Ouvrages récents : Imperial Debris: On Ruins and Ruination, Duke University Press, 2013 ; Duress: Imperial Durabilities in Our Times, Duke University Press, 2016.
  • Engin Sustam (Université de Genève) est sociologue. Master de sociologie de l’art de l’Université de Mimar Sinan à Istanbul, puis master et doctorat à l’EHESS à Paris. Thèse, parue en 2016 : “Art & Culture subalterne Kurde”. Engin Sustam a enseigné aux Universités d’Arel, et du 29 Mai à Istanbul, et à l’Université de Genève en sociologie et en philosophie. Ses recherches portent sur la sociologie des arts, les études kurdes, les nouveaux mouvements sociaux, la critique postcoloniale, la pensée politique et la violence et la contre-violence en Turquie. Il est le curateur de plusieurs expositions à Istanbul abordant les relations entre art, politique, genre et mémoire. Membre du comité de rédaction de la revue Teorik Bakis et de nombreux collectifs dont BAK (Universitaires pour la Paix), Jîngeh, Eko-Jîn et Jiyana Ekolojîk en Turquie.
  • Mansur Tayfuri (LLCP-Paris 8 / Centre Sohrawardi) rédige à l’Université Paris 8 une thèse de doctorat de philosophie sur le sujet « États et exceptions ». La thèse s'appuie sur l’étude de l'histoire des minorités kurdes de l’Iran moderne. La recherche était précédée d'un Master sur les mouvements Kurdes en Iran pendant la révolution iranienne de 1979. Mobilisant quatre langues, Mansur Tayfuri écrit principalement en kurde et en farsi. On lui doit des récits et des textes littéraires. Il est également traducteur et s’est consacré à la traduction de textes de philosophie contemporaine. Prix de la littérature kurde en Iran en 2003 et 2005, et Prix de la traduction en Irak en 2005. Ouvrages de traduction récents : Nous les réfugiés, Recueil de textes d’Hannah Arendt et de Georgio Agamben, 2014. Le Maître ignorant, Jacques Rancière, 2015. La Vraie vie, Alain Badiou, 2018.
  • Assia Zaino (Paris 8), née en Italie, est venue en France pour suivre le cursus d’études d’Histoire du monde arabe à l’INALCO. Entre 2010 et 2015, elle a fait quatre séjours de six mois dans les Territoires occupés en Palestine, en particulier, dans le village de Nabi Saleh. L’ouvrage Des hommes entre les murs : comment la prison façonne la vie des Palestiniens, Agone, 2016 rassemble les entretiens qu’elle a réalisé lors de ces séjours, et raconte comment, depuis de longues années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine – et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes, et où chaque famille ou presque a une « histoire de prison ».
  • Eleni Varikas (Paris 8), Professeure émérite de théorie politique et études de genre à l’Université Paris 8, compte parmi les introductrices du concept de genre en France. En l’affinant dès les années 1990 du côté de ce qu’elle nomme « conscience de genre », elle s’est attachée à en renouveler l’historiographie en insistant sur les enjeux épistémologiques des notions de conscientisation ou d’expérience vécue comme des frontières du politique. Dans la continuité de la Théorie Critique développée par les philosophes de l’École de Francfort, son œuvre travaille les impensés de l’universalisme, de la citoyenneté, de la parité, de la distinction entre privé et public, de la subjectivité et de ses déconstructions, et dévoile ce faisant les apories de leurs lectures nationalistes. Autrice notamment de : Les Femmes de Platon à Derrida, Anthologie Critique, Plon, 2000 ; Penser le sexe et le genre, Puf, 2006 ; Les rebuts du monde, Figures du paria, Stock, 2007 ; Pour une théorie féministe du politique, Ixe, 2017.
  • Türkan Yıldız (EHESS) rédige une thèse à l'EHESS sur les communautés LGBTI en Turquie à partir du cas concret des luttes menées par le Collectif Hevi à Istanbul d'un point de vue des théories de l'intersectionnalité.
  • Vita Zalar (ZRC-SAZU) est titulaire d’un M.A. en histoire de l’Université de Ljubljana (2017) et est actuellement doctorante à la Postgraduate School ZRC SAZU. Elle travaille comme assistante et jeune chercheuse au Centre de recherche de l’Académie slovène des sciences et des arts (ZRC SAZU). Les domaines de recherche de Vita Zalar sont l’histoire sociale et culturelle, les études roms et les études de l’Europe centrale. Son doctorat porte sur la production et la réception de la culture rom en Europe centrale à travers l’évolution des lexiques et des catégories dans le juridique, politique, et socio-culturel.
  • Quentin Zimmermann (ENS-Lyon / Lille 3) travaille sur les épistémologies et les politiques queer et transféministes et la mise en évidence des effacements et des silences des personnes minorisées dans l’histoire comme une forme de « violence archivale », et sur la place centrale mais invisibilisée de cette violence dans les épistémologies dominantes, notamment de l’histoire, de l’archivistique et des usages publics du passé. Collectifs Archives LGBTQI à Paris, Mémoires Minoritaires à Lyon. Doctorat à l’université de Lille sur les pratiques de recherche universitaire, à la lumière de la violence archivale, en particulier les pratiques sociologiques classiques de l’entretien, du terrain, de l’enquête, etc.
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  • Dernière modification: 2020/01/04 01:34
  • par transglobal-studies